Présentation de la démarche de développement durable
En moins d'un demi siècle, les habitants en âge de travailler de Bretagne intérieure sont passés, globalement, de l'agriculture à l'industrie, du statut d' actifs indépendants (agriculteurs, commerçants, artisans, professions libérales...), vivant et travaillant à l' ombre du clocher, à celui de salariés ultra mobiles, souvent en situation précaire et en horaire décalé, et se rendant à leur travail avec leur propre véhicule; transformant de fait les pays à dominante rurale, l' Argoat, sinon en usine, du moins en lointaines banlieues des villes et métropoles bretonnes.
Face à cette mutation extra-ordinaire qui fait exploser les stéréotypes sur l' urbanité et la ruralité, qui casse les communautés humaines et familiales, qui fait perdre aussi - avec l' omnipotence du virtuel - les repères sur l' environnement immédiat, la nature, le patrimoine et les savoir faire locaux, les élus de Peillac se sont engagés depuis 1981 dans une politique visant à répondre aux nouveaux besoins de leurs habitants, tout en s' efforçant de recréer une cohésion sociale, par le temps libéré quand la population se trouve réunie, le soir et le week - end; en bref à faire de leur commune, non pas une banale cité dortoir, mais un territoire à vivre et à aimer, valorisant et animant ses ressources, où l' on ait envie de résider, d' investir et de s' investir dans la durée.
Pour inventer une nouvelle ruralité, une nouvelle communauté, un nouveau rapport à l' autre et au territoire, il fallait placer les services à la personne et la vie associative, les sports et la culture, l' intergénération et la transmission des connaissances, l' enfance et la jeunesse au coeur de la politique municipale! Il fallait éviter aux habitants, qui se déplaçaient chaque jour pour aller au travail, au lycée ou au collège, d' avoir à nouveau à prendre la voiture pour leurs courses ou pour leurs loisirs. Il fallait favoriser les occasions de rencontres et d' échanges que ce soit dans les commerces, sur les terrains de jeux, dans les fêtes ou les activités. Il fallait proposer un art de vivre ensemble, un cadre de vie de qualité qui puissent à la fois inciter les jeunes peillacois à s' installer et attirer de nouvelles populations, de nouvelles activités pour conforter les fonctions de bourg centre de la commune.
Dans cette dynamique, les réalisations ont été nombreuses:
. Le Grand Logis, une des premières médiathèques de Bretagne, avec fonds européen, foyer d'animation rurale et site cybercommune, dans une maison de Sénéchal du 17è siècle avec tour Henri IV, lieu de rencontre intergénérationnelle et d' intégration des nouvelles populations; la Loco, ludothèque associative, établie dans la halte garderie périscolaire.
. Le CAP (Comité d' Animation Peillacois), structure fédérative et stimulatrice du secteur associatif local ( plus de 40 associations) qui instruit les demandes de subvention; qui organise les fêtes calendaires pour redonner aux enfants et aux familles le rythme des saisons et qualifier la commune à l' extérieur; qui soutient les filières artistiques professionnelles de Bretagne, notamment par la bourse aux spectacles et le recours régulier au spectacle vivant et qui s' attache à redonner un usage contemporain aux savoir faire locaux, aux production locales( fruits) et au fonds de culture populaire (balade et repas chantés...) .
La ZPPAUP (Zone de Protection du Patrimoine Architectural et Urbain), la seule du Pays de Redon et la première à y avoir intégré l' ensemble de la commune afin de préserver et valoriser la totalité du patrimoine architectural et paysager. Cela a permis la labellisation de Peillac en tant que «commune du patrimoine rural», «escales d' une rive à l' autre», et l'intégration de celle ci dans le Grand Site Naturel de la Basse Vallée del' Oust, la restauration du patrimoine bâti par des OPAH patrimoine et la mise en place de dispositifs ludiques visant à faire découvrir le milieu naturel, l'habitat, les savoir-faire locaux ( golf miniature d' interprétation, circuit du châtaignier...).
Le PLU – le 1er du Morbihan dès 2003 - plan local d' urbanisme ( assorti du PADD, Projet d'Aménagement et Développement Durable et de l' Inventaire des zones humides), récemment modifié pour permettre l' éco- construction et les formes architecturales qu' elle implique, dans les zones non protégées et notamment dans le nouveau lotissement communal.
La requalification ( mairie, église, école la Marelle avec isolation en laine de mouton, bassin de natation de plein air chauffé au solaire depuis 30 ans).... ou la création d' équipements municipaux ( école maternelle, en grande partie en bois, cimetière paysager, conçu avec le concours du CAUE), avec effacement des réseaux aériens du centre bourg.
L' appui résolu au maintien, au renouvellement et à la diversification des fonctions de centralité ( petit commerce, artisanat, secteur médicosocial, services) qui représente près de 200 emplois sur la commune ainsi qu' à l' accueil et à la promotion de nouvelles activités( métiers d' art et du spectacle vivant, entreprises bio dans le secteur alimentaire...).
Une politique de jumelages tonique et originale, associant la proximité( Saint Nazaire, Ile de Batz) et l' Europe( Saint Clears au Pays de Galles, Naas en Irlande avec le canton, Lapus en Roumanie).
Projet de développement durable
Agenda 21 (principe adopté par la nouvelle équipe municipale)
Quartier HQE à l'étude( la Bande Morin)
Bourg jardin en lien avec les Communes du Patrimoine Rural et poursuite de l' aménagement d' un jardin pédagogique à destination des écoles et des famillesPoursuite de la réalisation du Parc public de Cranhac, au dessus de l'Oust , avec notamment la replantation de châtaigniers
Démarche d' information et de démocratie participative, via les soirées citoyennes de la Médiathèque(effectif)
Parking de covoiturage(effectif)
Remise en état du marais de Cranhac avec installation de dispositifs d' interprétation et implantation de taureaux d' Ecosse ou de Bretonnes Pie Noire
Requalification et entretien des tailles de châtaigniers grâce à la biomasse
Remise en fonctionnement communautaire des vieux fours restaurés par les chantiers de réinsertion, grâce au concours des boulangers bio de Peillac