| Localisation | ![]() ![]() |
|---|---|
| Population | 1959 habitants |
| Superficie : | 51 km² |
| Adresse : | 11, rue lejeune |
| Code postal : | 44650 |
| Ville : | CORCOUE-SUR-LOGNE |
| Téléphone : | 0240058690 |
| Fax : | 0240059813 |
| Site Internet : | www.corcouesurlogne.com |
La commune de Corcoué-sur-Logne est une commune toute jeune au nom très ancien. Elle est née en effet en 1971, de la fusion de Saint-Jean-de-Corcoué et de Saint-Etienne-de-Corcoué. Elle a conservé leur commun dénominateur « Corcoué » en y adjoignant le nom de la rivière « La Logne » qui, après les avoir longtemps séparées, est devenue le symbole de leur union. Corcoué proviendrait, selon une majorité d’auteurs, du gallois cor-goed,(petit bois) et Logne, du pré-celtique onn ou onna (l’eau, la rivière).
Dès son arrivée aux responsabilités locales, en 1995, l’équipe municipale, reconduite en 2001, s’est attachée à traduire en actes sa pensée philosophique en faveur de l’environnement et de l’économie sociale et solidaire.
Le partenariat étroit créé avec une association locale d’éducation populaire, initiatrice en 1991 (et aujourd’hui encore responsable) d’un chantier d’insertion spécialisé dans la restauration et l’entretien des rivières d’une part, et porteuse d’un projet ambitieux de Maison de l’eau et des paysages d’autre part, a sans doute favorisé le recours au concept des « jardins filtrants » lorsque la question de construire une nouvelle station d’épuration en remplacement de deux équipements devenus obsolètes, s’est un jour de 1996, posée aux élus corcouéens.
La station ainsi créée devait répondre à des enjeux forts :
-désenclaver la station (la station communale précédente avait été implantée au cœur même de la vallée obérant toute possibilité d’exploitation touristique ou ludique de ce site naturel de qualité),
- restituer au milieu naturel une eau de qualité, compatible avec les exigences du SAGE du lac de Grand Lieu,
- garantir une gestion autonome des sous-produits,
- recourir à un process naturel encore peu connu,
- acquérir une disponibilité foncière suffisante,
- maîtriser les coûts d’investissement et surtout de fonctionnement,
- vaincre les résistances culturelles,
- conférer à la station une fonction pédagogique en l’inscrivant dans un programme d’éducation à l’environnement,
- susciter une gouvernance de gestion ( élus locaux, fermier (SAUR), entreprise associative pour l’entretien sous-traité à la SAUR, Ligue pour la Protection des Oiseaux pour assurer le suivi ornithologique du site, société locale de chasseurs pour assurer la régulation des rongeurs, CPIE utilisant la station comme un outil pédagogique).
La station est en fonctionnement depuis l’automne 2002 et reçoit les effluents de 1200 équivalents-habitants/jour. Sa capacité nominale est de 1600. Elle occupe une superficie de 3 hectares dont la moitié est occupée par 4 bassins plantés (phragmites, typhas, joncs et iris des marais) et le reste (15000 m2) en espaces verts. A ces 3 hectares, il convient d’ajouter 1 hectare environ, planté de saules du vannier (3000 plants) entre lesquels l’eau traitée par la station circule sur une distance de 1 km environ, avant de rejoindre la rivière. Consommation énergétique = 0. Elle est suivie par le SATESE de Loire-Atlantique qui peut confirmer ses performances épuratoires. Depuis sa création, elle a reçu la visite de plusieurs centaines d’élus et techniciens et de milliers d’enfants scolarisés.
Pour conclure, on peut citer le Centre d’Études sur les Réseaux et Techniques Urbaines (CERTU) du Ministère de l’Équipement : « …Face aux résistances rencontrées quant à son efficacité, la commune a dû mener une politique volontariste, pédagogique et une maîtrise d’ouvrage techniquement irréprochable pour mener à bien un projet dont les dimensions environnementales et sociétales sont maintenant incontestables. L’apport économique prendra toute son importance au fil des années d’exploitation. Et en dépit du manque de recul sur la durée de vie de ce type d’ouvrage, les premiers retours d’expérience font apparaître qu’il s’inscrit pleinement dans une gestion durable de l’assainissement des petites collectivités rurales. »