Revenir

Revitalisation du centre-ville de Guémené sur Scorff (56)

Ce samedi 25 février, la municipalité a inauguré un local situé entre la mairie et la rue principale où chacun pourra venir s’informer sur l’étude de revitalisation du centre-ville en cours depuis septembre 2015 et faire des propositions.

Des permanences y seront assurées par les élus, l’équipe de maîtrise d’œuvre et sans doute un service civique (demande en cours). Aux murs et aux vitres sont accrochés des panneaux expliquant la démarche, les synthèses des ateliers thématiques et de l’enquête faite auprès des collégiens. Il est ouvert jusqu’à la fin juin à toutes les personnes de la ville, des communes avoisinantes ou de passage qui s’intéressent à la démarche, souhaitent émettre un avis ou formuler des propositions. L’objectif est de toucher un maximum de personnes et surtout celles qui ne viennent jamais aux réunions. 

Un projet de revitalisation soutenu par l’État

En 2014, le projet guémenois n’avait pas été retenu parmi les 50 lauréats de l’appel à manifestation d’intérêt national pour la revitalisation des centres bourgs. La préfecture de Région a souhaité, malgré tout, accompagner et mobiliser des moyens financiers (études et travaux) pour soutenir sa mise en œuvre dans le cadre de sa politique sur la centralité des petites et moyennes villes. En effet, cette petite cité de caractère de 1200 habitants, réputée pour son andouille, a toujours été considérée comme une ville avec sa cinquantaine de commerces et aussi parce que, comme l’a constaté le préfet lors d’une visite récente, « Guémené a tous les services d'une ville de 10 000 habitants ! ».  Pour autant elle souffre d’être éloignée des bassins d’emploi et de la difficulté de rénover le patrimoine bâti ancien. D’où une difficulté à attirer de nouveaux habitants et des bâtiments vacants dans le centre. Par ailleurs, avec seulement 117 hectares elle ne peut se développer que par la résorption de la vacance et le renouvellement urbain. La construction du nouvel hôpital sur le territoire de la commune qui borde la ville va libérer plus de 6 hectares sur les hauteurs du bourg lui ouvre des perspectives intéressantes. Ce soutien de l’État a permis à la commune de lancer début 2016 une étude de revitalisation confiée une équipe dirigée par l’architecte Florence Deverney.

« Le bureau d'études a bien compris notre demande. L'étude va durer cinq ans, et même au-delà. Nous allons redessiner la commune en restant pragmatiques, efficaces et réalistes. Ce projet va être très regardé par tous nos partenaires, jusqu'au plus niveau de l'État. Nous sommes en quelque sorte un laboratoire expérimental », selon René Le Moullec, maire.

Un état des lieux pour définir des orientations

La municipalité est accompagnée par un comité de pilotage constitué de la DDTM, Roi Morvan communauté, Pays Centre Ouest Bretagne et l'Établissement public foncier. Un état des lieux de la ville a fait émerger des objectifs pour trois dynamiques prioritaires :

  • Économie et social : définir les pôles d'attractivité, identifier les manques et comprendre les attentes de la clientèle.

  • Culture et tourisme : renforcer l'identité de la petite cité de caractère autour de l'andouille, du Scorff et de son patrimoine architectural.

  • Architecture et patrimoine : renforcer la visibilité du centre, créer des liens entre quartiers, favoriser les cheminements doux, proposer des solutions de réhabilitation

Une démarche participative pour qu’elle soit partagée par le plus grand nombre

Les habitants ont été invités à s’exprimer lors d’ateliers thématiques : urbanisme et accueil de la population, identité de la commune et stratégie touristique, économie et commerce. Une enquête est en cours auprès des collégiens. Ils seront les citoyens et les actifs de demain d’où l’intérêt pour la municipalité de recueillir leurs avis et leurs perceptions de la commune. L’objectif étant de leur donner envie de rester sur le territoire. Voir les retours en cliquant sur les images ci-dessous. 

Un premier chantier de rénovation pour la future maison des services

Maison Limbour

La commune a fait l'acquisition de l'ancien Hôtel des Princes, autrefois dénommée maison Limbour. La bâtisse est abandonnée depuis des décennies « Cela aurait vraiment été une perte, c’est la dernière maison typique du pays Pourlet.[nbsp C'est l'EPF qui a  négocié et assure le portage financier. 

Elle deviendra bientôt la maison des services au public avec sur 250 m2 : Pôle emploi, l’assurance maladie, la caisse d’allocations familiales, la Mutualité sociale agricole, la Carsat, la Mission locale, les Points accueil emploi et jeunesse, Suez, l’Adil 56, Roi Morvan communauté, Soliha (Solidaire pour l’habitat) et le service pénitentiaire d’insertion et de probation. L'État a accordé deux subventions d'un total de 500 000 € pour ce projet.

Facebook Twitter Google Plus Viadeo Linkedin